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L’Observatoire de la Liberté de la Presse condamne la privation de mouvement de deux journalistes interpellés puis arrêtés par les services de renseignement militaire à Goma

Dans un message radiodiffusé du 12 novembre 2020 en ville de Goma, l’Observatoire de la Liberté de Presse en Afrique à travers son département d’alerte, dit être surpris par l’interpellation de deux journalistes à Goma. Les services de renseignements coalisés ont pris ces deux journalistes dans leurs domiciles le matin du 11 novembre 2020. Ils les accusent d’avoir violé la consigne en diffusant des nouvelles supposées cachées et secrètes sur la mort par assassinat de monsieur Ngezayo-fils. OLPA demande leur mis en liberté.

Il s’agit de monsieur Mao Zigabe et de Rémy Segihobe respectivement correspondant à Goma de Digital Congo Télévision et directeur de Blessing FM, station de radio émettant à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Mao Zigabe et Rémy Segihobe ont été interpellés, le 11 novembre 2020,
à leurs domiciles respectifs par les agents se réclamant du service
des Renseignements militaires de Goma. Ils ont été conduits au bureau
des Renseignements militaires des FARDC (Forces armées de la
République démocratique du Congo) où ils ont été soumis à un
interrogatoire serré. Lors de leur audition, les deux journalistes ont
été inculpés de « violation des consignes » pour avoir publié sur les
réseaux sociaux des informations relatives au meurtre de M. Simba
Ngezayo, opérateur économique tué le 3 novembre 2020 à Goma.

Les journalistes ont été également accusés d’avoir publié sur les
réseaux sociaux l’information sur l’arrestation d’Ali Mapesa,
commandant du bureau des Renseignements militaires qui a été arrêté
pour son initiative personnelle du transfèrement de trois présumés
assassins de M. Simba Ngezayo sans l’aval de sa hiérarchie.

Eu égard à ce qui précède et sans se prononcer sur le fond de cette
affaire, OLPA déplore la privation de liberté de mouvement des
journalistes en violation de la loi fixant modalités de l’exercice de
la liberté de presse en RDC car aucun acte d’accusation ni de
procédure judiciaire n’a été publié par les incriminés.

En conséquence, OLPA exige la libération immédiate et sans condition
des journalistes.

Rappelons que cette alerte est à lire sur le site de l’organisation www.olpa-rdc.org ou soit au www.societecivile.cd

Serge Sindani

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