À la Une Société DRC

Nord-Kivu: Congo Peace Network en plein dialogue social entre les acteurs de la société civile et les autorités administratives et de sécurité à Beni

C’est depuis 09h00 heure locale que ce dialogue se tient en ville de Beni, province du nord-Kivu. Le thème principal est ” les attitudes des citoyens et agents de l’ordre pendant les manifestations pacifiques en RDC, défis et enjeux”. Plusieurs autorités politico administratives et sécuritaires prennent part à cette activité au format “dialogue sans tabou”. Après présentation des défis et attitudes lors des manifestations par les intervenants, l’heure est aux questions-réponses.

Le bourgmestre de la commune de Ruwenzori, le chef de bureau de la Mairie représentant du maire de la ville, le commandant ville de la Police Nationale Congolaise district de Beni, et le président de la société civile, interviennent et parlent de leurs actions pendant les manifestations pacifiques en ville de Beni.

Au cours de son intervention, le commandant de la police est revenu sur les missions de la police nationale congolaise tout en rappelant qu’elle est à la fois répressive et préventive. Prenant parole pour répondre aux multiples questions des jeunes, le commandant de la police a appelé les jeunes à se dire régulièrement des vérités. Et les a appelés à venir nuit et jour dénoncer les cas de policier qui commettent de gaffe dans la communauté.

Pour lui, pendant les manifestations, les jeunes doivent éviter de lancer de parole choquantes ne pas lancer des paroles choquantes parce que les policiers ont aussi de cœurs qui se blessent, “essayons de nous respecter entre nous”.  Il est resté cependant confiant au dialogue entre la police et la jeunesse pour la paix.

Revenant sur son histoire et expérience, le commandant ville a estimé que tout congolais est “mai mai” depuis Pièrre Mulele Mai, mais on doit être un mai mai dans le bon sens, concluait-il sa réaction aux réponses de la masse.

De sa part, le bourgmestre de la commune Ruwenzori, accusé par la jeunesse de son entité de constituer un blocage au développement de la commune a précisé que son entité est la plus vulnérable depuis l’avènement des massacres dans la zone. Il a fustigé cependant que dans le circuit des recettes, les taxes qui reviendraient à sa commune ne sont pas activées parce que, la population, ayant fuit l’insécurité dans la plus part des quartiers de son entité, n’est productive, par contre, même celle qui pouvait être recouvrée, est refusée par les opérateurs économiques. Et par conséquence, il n y a pas de taxes que la commune fait payer à ses contribuables. Ceux qui l’accusent de bloquer le développement de l’entité, doivent se rapprocher de lui pour comprendre ce qui se passe et ce qui se fait, concluait-il son intervention.

Le dialogue s’est, enfin clôturé par des recommandations aux autorités politico administratives, policières et militaires.

La rédaction

    176

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *