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RDC: Le BDK dénonce le massacre de ses adeptes par la police nationale congolaise à Songololo

A travers une déclaration politique signée le 23 avril, le parti politico-religieux Bundi dia kongo dénonce la tuerie et la cruauté de la force de l’ordre à Songololo kilomètre cinq. D’après le charger de communication de ce mouvement politique, cette répression de la police a occasionné une lourde perte en vies humaines et a causé un important dégât matériel.

Revenant sur l’historique des faits, ce communicateur soupçonne le mixage de la police et des personnes de mœurs légères dans cette  attaque. « En effet, les Makesa étaient en veillée de prière lorsque l’armée associée aux Kuluna les ont surpris autour de 2h du matin. Le bilan provisoire fait état de 15 morts. 6 blessés graves, des destructions et pillages des maisons et autres biens appartenant aux membres de Bundu dia Kongo ».

Cette action de forces de l’ordre était selon lui une surprise désagréable qui puisse leur arriver alors que des pourparlers évoluaient à bon train avec le gouvernement central pour leurs revendications. « Nous avons été surpris désagréablement, que depuis le début de l’après-midi du mercredi 22 avril 2020 la résidence de noire Président National et leader Charismatique des Bakongo est encerclé par les éléments de la police Gouvernementale dont on ignore la motivation ».

Pour lui, cette répression n’a pas été proportionnelle. Elle s’est caractérisée par un arsenal militaire pendant que ses adeptes sont de nature non armée.

« De ce qui précède, nous dénonçons avec véhémence, l’attitude du Gouvernement quant à la gestion de la situation qui prévaut au Kongo Central et à Kinshasa chez notre Leader Ne Muanda Nsemi ».

Tout en prenant la communauté nationale qu’internationale en témoin, le BDK fait avoir que le seul responsable de crimes commis à Songololo  en date de 22 avril c’est le gouvernement congolais qui a imité, selon la déclaration politique, les habitudes de l’ancien régime qui privilégiait la force que le dialogue pacifique. « Le régime en place est donc le seul responsable de tout comportement cruel affiché par les éléments de la police gouvernementale contre les civils non-armés de BDK qui ne réclament que leurs droits les plus légitimes. Quant au carnage perpétré à Songololo le mercredi 22 avril 2020 à 2 heures du matin, la police ne devrait pas commettre un pareil acte ignoble que Bundu dia Kongo qualifie de crime contre l’humanité et se réserve le droit de saisir les instances judiciaires internationales contre ce énième massacre de ses fidèles (civils non armés) ».

Toutefois, ce parti politico religieux  exige certes, des enquêtes plus indépendantes pour que les responsabilités des uns et des autres soient réellement établies dans ce dossier.

Ne Muanda Nsemi arrêté par la Police, le BDK fragilisé 

Le leader du mouvement politico-religieux Bundu Dia Mayala a été arrêté 24 avril 2020 par la police. C’est après un assaut d’une heure de tirs de sommation à sa résidence à Macampagne dans la commune de Ngaliema, qui n’est encore concerné par le confinement.

La rédaction

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