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Ituri: Au moins 33 civils massacrés en groupement Bangole par les ADF en territoire de Mambasa en février2020.

Un nouvelle tuerie des civils attribuée aux adf a été enregistrée en Ituri. D’après le rapport de monitoring de protection mené par L’ongdh CEPAHO, 33 civils ont été tué à l’espace de deux jours à dater du 1er février 2020. Cette structure demande à l’armée de lancer les attaque contre l’ADF à partir de Mangina dans le nord-Kivu et les villages périphériques de cette agglomération.

C’est à l’occasion d’une série des massacres enregistrés le week-end dernier que les victimes ont été tuées. En effet, les Terroristes ADF/MTM fuyant la traque des FARDC à MANTUMBI (Territoire de BENI) s’étaient répartis en petits groupes pour semer confusion et diversion, tout en intensifiant la terreur dans la population.

Selon l’ongdh CEPADHO, du samedi 1er et le dimanche 02 février courant, ces Jihadhistes ont opéré un carnage dans les villages de MAKILIDOU, MBOTHOLE, MUSUKU-SABWA, MASENZE, KAMBIASA et SANGOLO situé entre 5 et 10km à l’ouest de MANTUMBI, c’est dans le Groupement BANGOLE, Chefferie des BABILA-BABOMBI, en Territoire de MAMBASA, Province de l’ITURI.

Selon cette structure de défense de droits humains, 13 corps ont été levés dimanche dernier (dont 6 à MAKILIDOU puis 7 autres à MUSUKU-SABWA et MBOTOLE). Il y aurait 10 corps non encore levés à MASENZE, au moins 3 à KAMBIASA et au moins 8 à SANGOLO. Ce bilan avancé,reste encore provisoire parce que la fouille est encore en cours et dans leurs mouvements, les assaillants se livrent toujours à plus de tueries.

Avec ces chiffres, le CEPADHO mentionne au moins 112 civils massacrés par ces jihadhistes à la suite de multiples massacres perpétrés dans l’intervalle de 5 jours de la semaine passée.

Les récents massacres portent à 370 le nombre des civils tués par les islamistes ADF/MTM, en représailles aux offensives de grande envergure lancées contre eux par les FARDC depuis le 30 octobre 2019. Ce qui représente une moyenne de 123 civils massacrés dans une période de 3 mois. Ce chiffre ne prend pas encore les 7 morts de MEBUNDU/MAMOVE après le triple attaque contre la Police sur place, la nuit du 31 janvier dernier. Il faudra avant tout clarifier le statut de ces morts (en distinguant les civils de combattants May-May).

Le CEPADHO exhorte le Commandant du Secteur Opérationnel Sukola1 à considérer la sécurisation des villages et agglomérations comme un axe à part entière sur lequel il faut veiller pour limiter les exactions des Terroristes. Il appelle en outre les FARDC à nettoyer de fond à comble la partie ouest de la route nationale no.04 où ces Terroristes brillent par les attaques à répétition contre les civils.

Considérant la mobilité de ces tueurs, les FARDC devaient se déployer depuis le nord de la Commune rurale de MANGINA jusqu’ à SAMBOKO, en passant par les villages où les massacres ont été perpétrés pour barrer leur dispersion vers le Territoire de MAMBASA.

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