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RDC : « Il n’est pas acceptable qu’à côté d’une station de la Monusco, on égorge des êtres humains» Fridolin Ambongo à Beni

Le cardinal Fridolin Ambongo appelle la Monusco de faire son examen de conscience face à sa mission dans la région de Beni en province du Nord-Kivu. Au cours d’une messe de la paix qu’il a célébrée ce samedi en ville de Beni à la paroisse Sainte Thérèse d’Avilla de Beni cité, en présence du gouverneur de province du Nord-Kivu, du chef des bureaux de la Monusco et d’autres autorités, le cardinal Fridolin Ambongo demande à la Monusco d’améliorer sa performance.

Pour lui, il est inacceptable qu’à côté d’une station de la Monusco, on vienne égorger des êtres humains. La Monusco selon lui, en tant qu’un corps avec autant d’élément et qui reçoit un financement aussi conséquent ne se distingue pas particulièrement par sa performance à protéger les civils.

Néanmoins le vice-président de la conférence épiscopale nationale du Congo appelle la population à éviter la généralisation et de ne pas conclure de ces erreurs pour les quelles les responsables sont mis devant leurs charges à conclure que la Monusco n’a aucune raison à Beni et Butembo.

    La grande masse venue écouter le sermon du Cardinal Ambongo à la Paroisse Sainte Thérèse d’Avila à Beni.

    Le cardinal Ambongo indique qu’il y a des conséquences que peut être la population ne mesure pas. Pour lui, la Monusco étant représentante de la communauté internationale, son départ détruira l’image de la RDC vis-à-vis de l’extérieur. Il demande la population de ne pas tomber dans des réactions trop passionnées et trop émotionnelles. « Tout le monde peut vous tromper mais moi je ne vous tromperai jamais, je suis votre pasteur et votre leader».

    Il appelle à l’union des efforts et d’éviter la division pouvant donner la force à l’ennemi. Il s’insurge contre ceux qui tiennent des discours «irresponsables» que le peuple est responsable de son malheur. « vous êtes des victimes, vous n’êtes pas des bourreaux. Il est important que la confiance revienne entre la population, la police, les FARDC et la Monusco».

    Delphin Mupanda

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