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RDC: L’Eglise catholique dénonce des complicités au sein des FARDC et de la MONUSCO dans les tueries de Beni.

Monseigneur Paluku Sikuli Melchisedech, évêque du diocèse de Butembo-Beni, dénonce la complicité de l’armée congolaise et de la mission onusienne dans les tueries de Beni.

    De gauche à droite Fridolin Ambongo, Paluku sikuli Melchisedech et le gourverneur de la province du nord-Kivu Carly Nzanzu Kasivita à Beni.

    C’est à travers un document rendu public par la commission Justice et Paix de l’archidiocèse de Beni-Butembo et adressé à la adressé à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) que ce cri d’alarme a été lancé un cri d’alarme dans un document . interrogé par la voix de l’Amérique dans son édition française, ce prélat catholique renseigne que la zone où se passe les masse encore aujourd’hui, est une zone opérationnelle où environ 22 mille militaires sont déployés pour la traque des présumés ADF. On ne comprend rien qu’en un mois depuis le lancement des opérations, on est massacré, pratiquement égorgé, je ne sais pas si vous avez vu les images, on a dénombré jusque là plus de 200 personnes sans compter les autres. Il y a des généraux figurant dans la liste noire au niveau international mais qui se retrouve dans la région, mais on n’en parle pas, ils circulent librement dans la région. Avec le lancement de ces opérations, la population s’entendait à une accalmie dans la région, mais c’est chaque jour qu’on attend qu’on a tué dans les villes où ces forces et leurs commandants se trouvent.

    Les populations sont débordées, c’est comme cela que vous les avez vu decendre dans les rues et s’attaquer contre la Monusco qui devait agir au côté des forces armées de la République Démocratique du Congo. On ne sait pas alors qui fait quoi dans ces opérations, poursuit-il.

    Tout en dénonçant l’existence des Mai Mai, certains parmi eux sont prêts à se rendre à l’armée, mais nombreux de ceux-ci sont douteux, ils seraient venus de Walikale, le NDC, (Nduma Defense of Congo). Ce qui se passe avec eux, ils sont en intelligence avec les FARDC, partout où ils se trouvent, ils règnent en maître et ne sont jamais attaqués par les FARDC, eux non plus ne peuvent attaquer les FARDC. Ceux ci soumettent les populations qu’ils doivent protéger à des corvées, au rançonnement, à payer les taxes. Ce groupe NDC se met à chasser les locaux, voilà son simple rôle. Par contre à Beni, nous continuons à parler des présumés ADF, eu égard à la forte présence des forces internationales et nationales, on ne peut comprendre comment le massacre peut continuer et de manière intensive dans un petit Territoire qui ne dépasse pas cinquante kilomètres carrés. C’est nous disons qu’il y a une close de complicité dans ce qui se passe dans la zone. Nous ne sommes pas les premiers à dire que les grands commanditaires des massacres se cacheraient dans l’armée nationale congolaise, parce qu’on ne comprend pas que dans une armée, on n’est passé dans les étapes de mixage et de brassage avec nos frère qui sont venus du Rwanda et d’autres venus des intégrations de groupes armés nationaux, dont on ne connait pas qui est le fondateur principal.

    Certes, cette version de faits n’est jamais contredite. Les rescapés des derniers événements de massacres, à Mantumbi, c’est dans le secteur de Beni Mbau à l’ouest de la commune rurale d’Oicha, ont témoignés avoir vus certains éléments FARDC habitués dans le zone, dans les rangs des égorgeurs.

    La rédaction.

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