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RDC/Santé: Les Nations Unies lancent Un Plan Conjoint Pour La Reprise Des Activités De Lutte Contre Ebola A Biakato

Dans un communiqué de presse rendu public le 16 décembre à Goma, les Nations renforcent la sécurité des acteurs humanitaires et lancent un pont aérien entre Beni et Biakato.  

Après les attaques coordonnées contre les équipes de la riposte à Mangina et Biakato dans la nuit du 27 au 28 novembre, les agences des Nations Unies, la MONUSCO et le Département de la sûreté et de la sécurité (UNDSS) ont lancé un plan conjoint incluant la mise en place d’un pont aérien entre Beni et Biakato pour améliorer le soutien sécuritaire et permettre la pleine reprise des activités de lutte contre Ebola dans la zone, en coordination avec les autorités congolaises.

« Avec ce plan de sécurité renforcée, nous rassemblons les expertises de chacun pour offrir une approche holistique qui permette de soutenir les équipes de la riposte directement ciblées par les attaques », a souligné Leila Zerrougui, Représentante spéciale du Secrétaire général en République démocratique du Congo et Cheffe de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

La MONUSCO s’est engagée à renforcer les conditions sécuritaires nécessaires au travail des équipes de la riposte sur le terrain par l’augmentation du nombre de Casques bleus sur place, la construction d’une base sécurisée à Biakato et la mise en place de structures opérationnelles et de coordination à même de fournir le soutien sécuritaire réclamé par les équipes de la riposte.

 « Personne ne peut gagner cette bataille seul. Nous devons travailler ensemble pour mettre fin à l’insécurité et à la maladie. Nous voulons agir le plus vite possible pour prévenir une explosion de cas. Si nous agissons vite, nous pourrons mettre fin à l’épidémie. Nous avons pris du retard mais nous n’avons pas perdu la bataille », a réaffirmé David Gressly, coordonnateur des Nations Unies pour la réponse d’urgence à l’épidémie d’Ebola (UNEERO) lors d’une réunion de planification entre tous les partenaires.

Avant les attaques qui ont coûté la vie à quatre agents de la riposte, Mangina et Biakato étaient parmi les derniers points chauds de l’épidémie et le nombre de cas d’Ebola avait fortement chuté. Depuis, les activités ont été réduites au strict minimum et avaient dû être suspendues pendant plusieurs jours.

« Nos équipes de première ligne sont déterminées à continuer à intervenir pour arrêter l’épidémie d’Ebola et sauver des vies. Nous continuons à travailler aussi bien dans les zones où la transmission est déjà contrôlée que dans les zones actives. Nous le faisons aussi à la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie. Des équipes sont déjà retournées au travail à Biakato pour la reprise des activités de la riposte, comme la vaccination, qui ont pour but de protéger la santé de la population. Mais la bravoure ne suffit pas : nous devons pouvoir garantir leur sécurité », a assuré Dr Ibrahima Socé Fall, sous-directeur général chargé des interventions dans les situations d’urgence pour l’Organisation Mondiale de la Santé.

La suspension des activités a perturbé la riposte mais le travail sans relâche des équipes de la communauté locale qui sont restées sur place a permis de mitiger l’impact. Ils sont restés prodiguer les soins essentiels et ont maintenu le centre de traitement Ebola ouvert comme le souligne François*, en charge des Enterrements Dignes et Sécurisés à Biakato : « C’est notre responsabilité de protéger nos communautés et malgré les conditions difficiles, il fallait qu’on continue. Surtout qu’ici, on avait presque réussi à vaincre la maladie donc on voulait tout faire pour éviter une nouvelle flambée ».

Une des raisons derrière le succès dans la lutte contre Ebola est le soutien de la population, un soutien auquel travaillent sans relâche des équipes d’engagement communautaire d’UNICEF.

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