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Sud-Kivu : Parc National de Kahuzi Biega, les défenseurs de l’environnement proposent l’implication de l’armée pour sa protection

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Le braconnage, le déboisement, l’insécurité mais aussi l’exploitation illicite des minerais, tels sont les problèmes auxquels fait face le PNKB, selon la coordination provinciale de l’environnement. Au cours d’une rencontre organisée par cette structure à Bukavu ce samedi 31 Aout, les participants ont fait remarqué que le renforcement de la protection du Parc National de Kahuzi Biega PNKB va aussi empêcher la disparition des espèces rares des animaux qu’il renferme, mais également réduire les menaces du changement climatique qui peuvent surgir dans le cas où ce parc n’est pas protégé.

Didace Bahati, inspecteur provincial de lutte contre le braconnage au Sud-Kivu, propose aux autorités la fermeture de tous les marchés et dépôts illégaux de vente des produits forestiers qui proviennent du PNKB. ” La coordination provinciale de l’environnement doit procéder à la fermeture de tous ces marchés pirates qui pullulent aux alentours du parc et contrôler surtout l’afflux des produits forestiers qui proviennent du PNKB”, fait-il remarquer. Celui-ci demande aussi aux forces loyalistes de s’imposer en traquant tous les malfaiteurs qui participent à la destruction de l’environnement dans ce grand site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Invité aux échanges, Chalumba Olumwene, le coordonnateur provincial de l’environnement dit prendre compte de toutes ces recommandations et annonce que sa structure va s’impliquer dans la protection du PNKB en commençant d’abord par faire fermer tous ces marchés pirates autour du Parc National de Kahuzi Biega.

Notons que depuis l’année passée, des conflits entre pygmées et gestionnaires du PNKB sont signalé aux alentours du parc. Le peuple autochtones pygmée refusent de quitter ce site comme leurs avait été demandé par l’ICCN et conditionnent leurs départ dans un cahier des charges qu’ils ont adressé au président de la République il y a 3 semaines. Dans ce document, ils exigent l’octroi d’un autre site où ils vont vivre et sont construits des bons logements pour eux. Ceux-ci réclament aussi la scolarisation de leurs enfants à l’école primaire, secondaire et même dans les universités, qu’on leurs permettent d’accéder facilement à l’emploi au même titre que les bantou et autres peuples de la RDC.

Pascal D.Ngaboyeka