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Nord-Kivu : Les transporteurs des produits vivriers sont étouffés par la sur taxation sur l’axe routier Lubero-Butembo

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Le calvaire est vécu par les transporteurs des produits vivriers œuvrant sur le tronçon routier Lubero-Butembo. Sur une distance de 45 km, un véhicule débourse une somme de 150 dollars américains par rotation de Lubero-Territoire à Butembo. Le montant payé est reparti à plusieurs services commis à différentes barrières en guise de taxes dont la plupart sont illégales.

« A la barrière de Lubero-centre par exemple, plusieurs services font payer des taxes chacun selon son montant », regrette Monsieur Katembo Kasayi, président de la Coopérative des Dépositaires des Produits Vivriers, COODEPROVI.
Selon lui, un véhicule paye de l’argent auprès de plus de 20 services.  Il cite notamment la taxe de péage-route, la taxe de la Direction générale des recettes du Nord Kivu, DGNRK, la taxe de l’Agence nationale de renseignement, ANR, la taxe sur évacuation qui revient à la chefferie, la taxe du service de transport et communication, la taxe sur stationnement récemment créée qui est de 5 milles francs congolais. « Ils nous disent que le fait de s’arrêter à la barrière pour faire des formalités avant de continuer sa route, c’est cet instant là qu’on doit payer », a fait savoir Monsieur Kasayi. A part ces taxes s’ajoute la taxe perçue par la police de circulation routière, la taxe dite de sécurité dont le montant est de 5mille francs et plusieurs autres dont aucun document n’est remis après perception de l’argent par les services concernés.

Pour échapper à cette tracasserie, plusieurs conducteurs des véhicules transportant les produits vivriers empruntent des routes de desserte agricole à leur risque et péril car, la plus part de ces routes sont en état de délabrement. Il y a plus d’une semaine, l’administrateur du territoire de Lubero avait réuni tous les transporteurs des produits vivriers en vue de trouver des pistes de solution. Dans de cette rencontre, Nyembo Wa Nyembo Richard, autorité territoriale, avait promis une suite favorable à ses hôtes. Cependant, jusqu’aujourd’hui, rien n’a changé sur terrain. Les membres de la COODEPROVI menacent ainsi de passer à la vitesse supérieure pour que leur voix soit entendue, a ajouté le président de cette association.

Florida Kahambu