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Beni : Démarrage du procès contre les policiers auteurs de crépitement des balles jeudi pour réclamer leur solde

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Ouverture à Beni ce vendredi 15 février 2019, des audiences publiques contre les policiers présumés auteurs du crépitement des balles jeudi 14 février 2019 en ville de Beni pour réclamer le payement de leur solde. L’audience publique se déroule à l’esplanade de la mairie de Beni.

Une vingtaine de policiers est poursuivi par l’auditorat militaire de garnison Beni-Lubero, mais seul 8 étaient identifiés par le tribunal pour la première journée de ce vendredi. Désignés sources dignes de foi, ils ont fait savoir que quelques uns autres seraient déjà en cavale, car recherchés par la justice militaire.

“La société souhaite que l’État congolais soit condamné par le tribunal”

La société civile de la coordination urbaine de Beni, souhaite voir l’État congolais être condamné par le tribunal militaire, pour être civilement responsable au côté de ces policiers, pour n’avoir pas payé à temps opportun leur solde.

« Ces policiers sont au nombre d’une vingtaine. La société civile pense qu’à travers ces audiences, ils seront condamnés conformément à la loi. Également, la société civile voudrait voir l’État congolais être condamné par le tribunal pour être responsable civilement au côté de ces policiers parce que les policiers revendiquaient leur solde, c’est à dire, ils avaient déjà encaissé deux mois d’arriérés. Si les policiers ont agi de la sorte, c’est parce que l’État congolais n’a pas payé à temps opportun le solde de ces policiers …» a expliqué Kizito Bin Hangi son président.

Les forces vives demandent à la Fédération des entreprises du Congo (FEC), la FENAPEC et l’AMACO ainsi que les blessés par balle de se constituer en partie civile au procès afin de demander la réparation des préjudices causés par le crépitement des balles en vue d’indemnisation des biens et l’argent perdu. « Mais aussi il y a deux victimes qui ont eu des coups de balles et sont au niveau de l’Hôpital général de référence de Beni, nous voudrions également voir les familles de ces victimes se constituer partie civile pour qu’ils trouvent réparation. Ces audiences auxquelles nous avons confiance, espérons que le tribunal va dire le droit et la loi du côté des victimes » ajoute- t-il.

En rappel, jeudi 14 février 2019, quelques policiers ont tiré plusieurs coups de balles, une façon pour eux de réclamer le payement de leur solde de deux mois. Cette situation a causé une panique sans précédent dans le chef de la population qui pensait à une attaque ennemie.

Delphin Mupanda