CMC/FDP
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Alors que l’armée congolaise a éclairé l’opinion sur une fausse information faisant état d’une opération conjointe menée sur le sol congolais pas les forces armées de la RDC, éléments des forces rwandaises de la défense, des forces nationales de la défense du Burundi, des forces de de l’Ouganda et celles de la Tanzanie pour attaquer les groupes rebelles et pacifier l’Est du pays ; une groupe rebelle va jusqu’à confirmer la présence des éléments rwandais au Congo.

Dans son Communiqué de presse numéro 13/CMC/FDP/CIP/2019 signé à Walikale, le 28/10/2019, Le Collectif de Mouvements pour le Changement/ Forces de Défense du Peuple, CMC/FDP en sigle ; indique avoir suivi à travers les médias les déclarations du Porte-Parole des FARDC et du Gouverneur de la Province du Nord-Kivu par rapport à la non présence des troupes étrangères sur le sol congolais, ce dont elle n’est pas du tout d’accord.

« Le CMC/FDP informe l’opinion que ces forces du mal dont les Rwanda Defense Forces, RDF en sigle sont bel et bien sur le sol congolais depuis plusieurs mois. Ils sont camouflés dans les tenues militaires FARDC mais sont facilement identifiables en ce sens qu’ils ne savent pas s’exprimer dans aucune de quatre langues nationales de la RDC. » Peut-on lire dans ce communiqué.

Cette milice Nyantura localisée dans la province du Nord-Kivu, peu connue, a accordé une longue interview à votre media après cette sortie médiatique pour le moins flatteur. Dans le positif, elle a comme tous les autres groupes armés du Nord-Kivu, reçu l’appel du gouverneur de province aux groupes armés de déposer les armes et se rendre auprès du gouvernement. Cependant elle exprime une crainte, crise de confiance face au gouvernement de la RDC.

« C’est un appel que nous jugeons au moins positif dans le cas où il est sincère, parce que dans les temps nous avons vécu autant de négociations, autant de dialogues mais qui se sont très souvent soldés en faveur de l’ennemi et de l’agresseur. Souvenez-vous qu’on a organisé le dialogue de Sun City ; les vrais bénéficiaires n’ont été que le RCD qui était un mouvement d’agression qui venait du Rwanda pour agresser le Congo et ce sont eux malheureusement qui ont été gratifié par ce dialogue. Lors du dialogue avec le CNDP, il y avait les résistants patriotes du PARECO qui agissaient aux côtés du gouvernement pour combattre cette invasion rwandaise. Mais malheureusement le dialogue a fini par gratifier ces mêmes gens du CNDP qui avaient eu par la suite des promotions, des grades et des fonctions au détriment des patriotes résistants congolais. A la défaite du M-23 à laquelle nous avions participé activement aux côtés des généraux Bahuma et Mamadou, vous allez constater que nous avions rendu les armes aux mains des FARDC. On avait même rendu nos troupes aux mains de l’armée congolaise mais la suite n’a été que les faire souffrir à Bweremana. D’autres avaient été déportés vers Kamina, Kota Koli, Kitona … ils ont souffert pendant trois ans sans prise en charge et au finish ils ont été relégués dans la société sans aucune mesure d’accompagnement ; ce qui a été une déception. Mais pendant ce temps les M-23 négocier à Kampala. » Dit Jules Mulumba, Secrétaire général et porte parole du CMC/FDP.

Cependant le CMC/FDP montre sa volonté de prendre part à un dialogue avec le gouvernement de la RDC et son envie de répondre à l’appel du gouverneur du Nord-Kivu à condition que ça soit sincère. Jules Mulumba propose même qu’il y ait un facilitateur étranger comme les Nations-Unies, et que le dialogue ne se limite pas à la RDC, mais qu’il soit élargi à l’échelle de la sous-région de pays des Grands-Lacs pour que chaque pays qui a un ou des groupes dans les pays puisse aussi dialoguer avec les siens.

« Les ADF viennent de l’Ouganda, les FDLR, les CNRD, les RMC viennent du Rwanda, le Red Ntabara, les FNL viennent du Burundi. Si la RDC elle-même va vouloir chercher la paix sans que ces pays soient impliqués, ça sera toujours éphémère et hypothétique. D’où à notre niveau, nous pensons que s’il y a moyen, sous les auspices de Nations unies, que tous ces pays concernés, ceux qui ont des groupes armés en RDC puissent organiser aussi au même moment des assises inclusives et globales. Cela résoudrait une fois pour toute la question de l’insécurité dans la région des Grands Lacs. Si les voisins de la RDC sont sincères, ils devraient cesser d’instrumentaliser et d’avancer des alibis qui ne tiennent pas debout pour chaque fois agresser le Congo. Ils devraient plutôt organiser des dialogues avec leurs groupes rebelles respectifs. Que l’Ouganda dialogue avec les ADF, que le Rwanda dialogue avec les groupes rebelles rwandais qui en RDC et le Burundi mêmement. Et que est le Congo négocie avec les patriotes résistants que nous sommes ; qui avions lutté contre l’occupation depuis très longtemps. Là, nous pensons que la paix pourra être totale et définitive. Mais dans le cas contraire nous pensons que ça serait répéter c’est qu’on a fait dans le passé et qui ne produira toujours pas d’effets positifs. »

En fin, Jules Mulumba, a nié toute collaboration de son mouvement avec les rebelles rwandais de FDLR et insinue que l’information selon laquelle le CMC/FDP collaborerait avec les FDLR est une fausseté du pouvoir de Kigali contre eux. « Nous sommes un mouvement congolais constitué par des patriotes résistants congolais. Nos intérêts se trouvent en RDC, nous ne voyons pas pourquoi nous devons faire recours ou nous allier aux FDLR qui sont des rebelles Rwandais. Nous sommes des Congolais et nous travaillons pour l’intérêt du peuple Congolais ; rien n’est besoin de faire appel aux étrangers. C’est plutôt Kigali qui comprend que notre résistance en tant que patriote congolais constitue un blocage sérieux et systématique par rapport à son plan machiavélique de constituer un empire au Cœur de l’Afrique, son plan machiavélique d’occuper politiquement et militairement la RDC. C’est pourquoi il trouve les décharges pour nous coller à ses belligérants afin que l’opinion nationale et internationale puisse penser que nous sommes associés à ces rebelles rwandais » a-t-il conclu.

Les FARDC rassurent qu’aucune armée étrangère est sur le territoire national à part les forces onusiennes. Cependant une mutualisation des forces avec les armées des pays voisins dans le respect de l’intégrité des territoires est envisagée pour un résultat meilleur de l’opération. Les forces armées de la RDC qui préparent seules une grande opération pour éradiquer toutes les négatives locales qu’internationales, appellent toujours les groupes rebelles à déposer les armes faute de quoi aucun d’eux ne sera épargné des assauts.

« L’objectif c’est zéro groupe armé et la paix totale à l’Est de la RDC et sur l’ensemble du pays de manière que, les ressources que le peuple Congolais dégage, soient consacrés plutôt au développement et à son bien-être. C’est pourquoi les forces armées ou la république démocratique du Congo est à la phase de la mutualisation des efforts et de l’énergie avec d’autres armées. Imaginez un groupe X qui n’est pas d’origine congolaise écume la paix à l’Est de la république démocratique du Congo, il a traversé les frontières de trois pays ; maintenant les armées de ces pays se rassemblent, s’organisent et décident en exécution de la volonté politique des chefs d’États ces pays-là, Des se mettre ensemble non pas sur le sol congolais mais chaque armée restant sur son territoire et l’armée congolaise menant le leadership sur le sol congolais. » Telle est la vérité du Général-Major Léon-Richard Kasonga, porte-parole des FARDC.

Djaffar Al Katanty