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Le président et commandant du mouvement NDC-rénové, Général autoproclamé Guidon Shimiray Mwissa, a dans une déclaration exclusive à notre média, fait savoir qu’il n’a jamais eu l’intention de déstabiliser la République Démocratique du Congo et ses habitants, au contraire son objectif vise à les protéger.

Lui qui ne fait jamais la guerre aux FARDC et au gouvernement congolais, laisse dans les zones qu’il contrôle, l’administration civile, la police et les forces armées qui dépendent des leurs provinces respectives, dont les Nord et Sud-Kivu, le Maniema et la Tshopo. « Notre mission est loin de vouloir renverser le gouvernement démocratiquement élu, mais viserait de combattre les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda et leurs alliés. Cela veut dire que l’Etat, le gouvernement congolais et son administration peuvent rester partout où nous sommes. Nous avons une seule mission c’est de combattre les FDLR, pas autre chose. » A-t-il dit.

Depuis l’émission de son mandant d’arrêt par la cour militaire opérationnelle opérant au Nord-Kivu, la population des zones qu’il contrôle ne cesse de s’exprimer en indignation. Une marche de colère contre la Monusco a été organisée par la société civile de Pinga a été interdite par Guidon lui-même. Dans ses meetings populaires du mercredi 03 et 04 juillet respectivement à Katanga et Bushimo, il a appelé la population à la retenue.

Il accepte l’appel du président de la république aux groupes armés et dit être prêt à rejoindre l’armée loyaliste, mais à condition que le gouvernement congolais mette fin au phénomène FDLR et autres groupes armés étrangers à l’Est de la RDC, qui selon lui, ont endeuillé la population pendant longtemps.  « Nous considérons le fait que la force Rwandais [ndlr, FDLR] qui avait quitté le Rwanda en 1994 pour venir s’installer au Congo avec des armes et minutions soit une agression. Ils sont au Congo en train de tuer nos frères et violer nos sœurs congolais. Ils font beaucoup de choses qui sont contraires au droit humanitaire international et au droit congolais. »

« Nous sommes prêts à tout moment à emboiter nos pas pour répondre à l’appel de monsieur le Président de la république, mais à une condition, qu’il trouve d’abord une solution au problème des FDLR » ; c’est sa conclusion.

Il affirme avoir déjà remis aux mains des FARDC et de la Monusco des dizaines des combattants étrangers capturés dans ses opérations contre les FDLR ; des ougandais, des rwandais et des burundais recrutés par des forces négatives pour venir semer des troubles à l’Est de la RDC.

« J’étais motard au Burundi, en 2017, un monsieur m’avait intéressé un boulot qui m’apporterait assez d’argent en Tanzanie. Nous avions traversé le Tanganyika avec lui, juste quelques jours après ils ont ramené au Congo pour nous former comme de militaire, c’étaient des Rwandais » dit Muganeneza Jean de Dieu, un citoyen Burundais natif du Rwanda qui a profité de sa présentation aux journalistes pour demander pardon au peuple congolais. Il dit que lui et nombreux de ses 250 collègues ont été forcés de combattre sur le sol congolais sans le vouloir.

Voilà ce qui motive le maï-maï Guidon à rester encore longtemps dans le brousse, prétendant protéger les siens contre ce qu’il définit comme agressions étrangères.

Djaffar Al Katanty