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Au moins 7 personnes ont été libérées ce lundi 25 mars 2019 en ville de Beni de la prison centrale de Kangbayi dans la province du Nord-Kivu. Ce sont des personnes concernées par la grâce présidentielle du chef de l’État congolais Félix Antoine Tshisekedi.

Ces personnes venaient de purger les autres un quart de leurs peines. La décision du chef de l’État a été exécutée parole maire de la ville de Beni et le chef de parquet civil à cette maison pénitentiaire.

La prison construite pour 450 personnes, héberge plus de 1000 détenus en présent. Ces ex-prisonniers ont salué et remercier la décision du président de la république.

Le président sous fédéral de l’UNC libre après deux ans de détention à Munzenze à Goma

Le président sous fédéral de l’union pour la nation congolaise (UNC) Beni, monsieur Thembo Kalimuli Emmanuel est libre depuis samedi 23 mars 2019 de la prison centrale de Munzenze à Goma. Il y était détenu depuis environ 2 ans par le parquet près la cour militaire du Nord-Kivu.

Le président de cet ex parti politique de l’opposition était transféré à Goma, après la fin du procès des rebelles présumés de forces démocratiques alliés (ADF) ainsi que leurs collaborateurs, auteurs des massacres de la population civile à Beni.

Il a été répertorié sur la liste des 700 personnes graciées par le président de la RDC, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi. Il a été accompagné en ville de Beni ce dimanche par le conseiller politique du chef de l’État, Billy Kambale ainsi que quelques cadres de l’UNC.

Il a été accueilli avec pompe par la population qui l’a transporté sur un fauteuil, une façon de reconnaissance d’une lutte noble. Candidat à la députation provinciale pour les élections qui profilent à l’horizon le 31 mars prochain, cet acteur politique a tenu un meeting au rond-point central de Beni.

« Je remercie le chef de l’État Félix Tshisekedi et son directeur de cabinet Vital Kamerhe d’avoir songé sur nous. Ça montre leur détermination pour l’instauration d’un Etat de droit en RDC. Malgré la souffrance que nous avons traversé, Dieu nous fortifie et nous venons de recouvert liberté…» a-t-il déclaré devant une foule qui l’a accueilli.

Thembo Kalimuli était poursuivis par la cours militaire opérationnelle du Nord-Kivu pour découragement des militaires au front. Il était dans sa suite avec d’autres personnes dont les journalistes Christian Muke, éditeur du journal Rafiki; Esaï Musayi, journaliste à la radiotélévision Rwanzururu et enquêteur du groupe d’étude sur le congo (GEC) et Jean-Paul Ngahangondi, président nationale de l’ONG de défense des droits de l’homme, convention pour le respect des droits humains (CRDH), tous en exil.

Ce dernier aurait indexé le général major Muhindo Akili Mundos, ex-commandant des FARDC dans l’opération sukola 1, d’être complice des massacres de Beni. Ces propos pouvaient décourager les militaires engagés sur la ligne de front et entraîner une méfiance contre leur hiérarchie, disait le ministère public à ce procès. Cet acteur politique comparaissait d’abord comme témoin renseignant avant d’être transformé en prévenu. Il a été détenu pendant au moins deux ans sans connaître son sort.

Delphin Mupanda