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Chaque 22 mars, le monde célèbre la journée mondiale de l’eau. A Goma, les activités y relatives ont eu lieu à l’institut Français. Les différents intervenants ont à cette occasion relevée l’importance de l’eau dans la vie de l’homme et ont déploré le non accessibilité de l’eau par toute la population de la province bien que la RDC en général et la RDC en particulier dispose des grands réservoirs artifices d’eau.

L’eau est nécessaire pour la vie humaine et même pour la source énergétique. En 2010, les Nations Unies avaient reconnues le droit à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit de l’homme essentiel : « Tout le monde sans discrimination doit avoir l’eau pour boire, pour se laver pour préparer ses aliments ais l’on constate qu’on est encore loin pour aboutir à ce résultat », a indiqué le chef de la zone Est de l’Unicef et l’un de l’organisateur de l’activité du jour. Jérôme KOURCHIE a aussi à cette occasion relevé les statiques au monde, en Afrique et RDC ; de la population qui accède à l’eau.

« Dans le monde 3,6 milliards des personnes quasiment la moitié des êtres humains n’ont pas accès à l’eau, au moins un an et au moins un mois. 2,1 milliards de personnes ne disposent pas d’eau chez elle. Une école primaire sur 4 n’a pas d’eau potable. Chaque jour, plus de 700 enfants meurent à cause des maladies hydriques. A l’échelle mondiale, 80 pourcents de personnes utilisent une eau impropre à la consommation. Bien sûr comme toujours, les femmes et les jeunes filles sont chargées pour cette tâche-là, celle de collecter l’eau ; en moyenne 8 ménages sur 10. En RDC, 33 millions des congolais soit 68 pourcent des congolais n’ont pas accès à un point d’eau améliorée. Et qu’au moins 25 millions de congolais marchent plus de 30 minutes pour avoir accès à l’eau. On estime à plus d’1,6 million d’enfants congolais de moins de 5 ans qui souffrent des maladies diarrhéiques lié à l’eau. Des marginalisés, des femmes, des enfants, des handicapés, les réfugiés, les déplacés, les prisonniers, les peuples autochtones etc. Souvent sont négligés et discriminés quand ils tentent d’accéder à l’eau potable », a-t-il déploré.

Par contre, le ministre provincial l’environnement a commencé par dire que cette journée se célèbre dans un contexte particulier en province du Nord-Kivu avec la maladie à virus Ebola : « Je commencerai à dire que cette journée consacrée à l’eau se célèbre dans un contexte particulier en province avec la maladie à virus Ebola. L’eau joue un rôle considérable dans la riposte contre cette maladie », a lâché Olivier KAMUZINZI. Aussi, il a fait savoir que le pays en général et le Nord-Kivu en particulier possède beaucoup d’eau mais hélas, toute sa population n’est pas encore desservie.

« Plusieurs personnes ont rencontré des difficultés et d’autres d’ailleurs sont mortes en provinces à la recherche de l’eau », regrette ce ministre provincial. Toutefois, il a rassuré que le gouvernement provincial et ses partenaires ont déjà un plan pour que la population du Nord-Kivu aïet de l’eau dans son entièreté. Olivier KAMUZINZI a par ailleurs invité tous les participants à s’approprier le thème de cette journée vue sa transposition, N’est jamais laissé personne à la recherche de l’eau.

Présent à cette manifestation, le directeur provincial de REGIDESO a répondu à la question de la carence d’eau dans la plupart de quartiers de la ville de Goma. David ANGOYO a indiqué que le lac est en profondeur alors que la ville de Goma est à une haute altitude : « Le lac est un point éloigné et la ville un peu haut, il faut donc considérer cet aspect en terme d’ingénierie sans oublier l’aspect topographique. D’où, on doit avoir de l’énergie et des infrastructures. Tout cela demande des moyens », s’est-il dédouané.

C’est le gouvernement provincial en collaboration avec l’Unicef et l’Institut Français de Goma qui ont organisé ces activités qui s’étendront sur environ un mois avec la clé des visites des différents stands où tous ce qui concerne l’eau sera expliqué ainsi que des séances sensibilisations à l’Institut Français pour avoir de l’eau propre. 

Dalmond Ndungo