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Le monde a célèbré ce mercredi 20 mars, la journée internationale de la francophonie. A travers le monde plusieurs activités ont lieu pour marquer d’un emprunt spécial cette journée. Cette journée est célébrée au moment où au Sud-Kivu, plusieurs personnes ont du mal à s’exprimer en français, pourtant  cette langue est officielle en République Démocratique du Congo. A ce jour, la maitrise des notions de base au sujet de la langue française constitue un sérieux problème  pour des personnes qui sont passées par l’école contrairement aux années passées.

Cependant, à ce jour, il est difficile de dire avec précision que les congolais maitrisent le français.  Cela se caractérise par les multiples fautes de prononciation enregistrées dans les propos des uns et des autres, des hésitations et la peur qui se lit sur le visage de certaines personnes sensées connaitre la langue au vu de leur niveau d’étude.

Une situation qui crée le doute et des questionnements à ce sujet étant donné que l’apprentissage du français se fait à l’école dès le premier niveau, à l’exception de ceux qui ont fait l’alphabétisation.

Plusieurs personnes s’interrogent sur le rôle que joue l’école dans l’apprentissage du français au moment ou le niveau de maitrise est en baisse au Sud-Kivu. Pourtant ;  des sacrifices et des efforts sont consentis par les écoles, les parents d’élèves,  les enseignants et par les élèves eux-mêmes pour y arriver mais en vain.

Contacté ; le professeur de français et poète, Muzalia  Zamusongi précise que Plusieurs raisons expliquent la baisse du niveau de maîtrise de la langue française au Sud-Kivu. C’est notamment la prolifération d’écoles qui ne répondent pas aux critères et l’engagement de certains enseignants non qualifiés. D’après ses propos, certains élèves également ne multiplient pas d’efforts dans des recherches approfondies pourtant un moyen susceptible de relever leur niveau d’acquisition du français.

Pendant ce temps, Isidore Kadurha , chef de la cellule technique à la sous division urbaine de l’EPSP affirme que des initiatives sont prises par le pouvoir public à travers la sous division. c’est notamment des activités pédagogiques organisées dans les écoles et même le concours d’éloquence qui permettent aux élèves de renforcer la maitrise de la langue française.

Colette Salima