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Début de la formation des policiers en matière de sécurisation des élections à Beni ce lundi 18 mars 2019. Près de 150 policiers de la ville et territoire de Beni sont concernés par cette formation qui va durer 5 jours dans la salle Thomas d’Acquain de la mairie de Beni.

Le go de la formation a été lancé par le général kuka Romy, coordinateur national du groupe technique pour la sécurisation des élections en RDC.

«Nous les formons, nous élevons leur capacités, en fin qu’ils répondent aux besoins sécuritaires de la population. C’est une obligation. Nous avons choisi un échantillon mais l’occasion sera opérée sur tous dans ce que nous appelons la guerre de statistiques et la guerre de mobile. Nous ne faisons pas preuve de démagogie, c’est à dire qu’il peut y avoir des actes isolés, il est bon de dénoncer mais nous ferons de notre mieux. La population c’est elle qui va élire, nous les policiers non, mais je voudrais que la population nous accompagne dans ce processus car nous sécurisons la population, le personnel de la CENI, les institutions publiques, que la population nous rende confiance…» a déclaré cet officier de la police nationale congolaise.

Il faut noter que ce lundi c’est la troisième journée de la campagne électorale dans les circonscriptions de Beni ville et territoire, la ville de Butembo dans la province du Nord-Kivu et Yumbi au Maindombe.

En ville de Beni, seuls quelques candidats commencent à battre campagne. Leurs cortèges commencent à se faire voir au boulevard, des photos placardées dans des endroits publics, mais pas mobilisés comme au premier tour avant le report à l’année 2018.

La société civile appelle à un comportement responsable

 La société civile, coordination urbaine de Beni appelle la population et les candidats à un comportement responsable pendant cette période de la campagne.

Kizito Bin Hangi son président demande la population de bien accueillir les différents candidats qui vont présenter leurs cahiers de charge et projets. Les forces vives ne veulent pas assister à des intolérances politiques. Pendant ce temps, elle demande à la CENI et la justice de se saisir des infractions liées au processus électoral.

«Nous voudrions que la campagne électorale soie focalisée dans le cadre légal. Nous ne voudrions pas assister à des jeux de ping-pong dans les médias et dans différents meetings comme la fois passer. Nous voudrions également interpeller la CENI et la justice de faire aussi suivis ou le monitoring sur les infractions liées au processus électorale et interpeller les auteurs…» a déclaré Kizito Bin Hangi, le président de la société civile de Beni.

Cette campagne électorale va durer jusqu’au 29 mars ou 15 jours en attendant les élections le 31 mars à Beni, Butembo et Yumbi.

Delphin Mupanda